Avec Elizabeth Taylor, TCM Cinéma inaugure une nouvelle case mensuelle consacrée aux plus grandes stars d’Hollywood. Dès le 2 septembre, retrouvez tous les soirs à partir de minuit, les meilleurs films de l’actrice qui aurait eu 85 ans cette année.

 

Elisabeth Taylor trouva la gloire dans les années 50 quand, devenue une jeune femme, elle transforma pour toujours l’image de l’héroïne américaine. Retour sur une carrière grandiose émaillée de rôles inoubliables de femme libre qui modifia aussi le statut de la comédienne.

 

La pulsionnelle : Bien qu’à l’instar de Shirley Temple, elle ait débuté à l’âge de dix ans sur les écrans et bien qu’elle fut d’abord une héroïne traditionnelle comme dans Le Courage de Lassie, Dans les années 50, Elisabeth Taylor fut un choc pour l’Amérique. À l’instar de son ami Marlon Brando dans Un tramway nommé désir, pour la première fois à l’écran, une comédienne osait afficher ses pulsions cachées sur l’écran, à une époque où le sexe était encore tabou ou réservé aux seuls hommes. Taylor n’a jamais caché son désir. Chez elle, le sexe n’est pas une lubie pour spectateurs voyeuristes, c’est l’affirmation de son individualité (La femme au vison). Héroïne libre, parfois fantasque (Le Beau Brummel), ses rôles montrent toujours une propension à vouloir incarner une femme avide de se marier (Le père de la mariée) ou de rencontrer l’amour pour vivre comme elle le désire la grande passion avec l’homme de son choix.

 

L’épouse affranchie: Loin de l’image de la femme fatale des années 40, ou de l’adorable idiote des comédies traditionnelles, elle fut parmi les premières à savoir ou à tenter de s’affranchir du joug des hommes sans avoir besoin pour autant de les manipuler. Jamais caricaturale, jamais simple objet sexuel comme Marilyn Monroe, chez Taylor, il s’agit toujours d’essayer de vivre selon son bon vouloir sans se laisser dicter sa conduite par les hommes. Dans Reflets dans un œil d’or de John Huston, avec un culot monstre pour l’époque, elle ose se montrer nue devant son mari en signe de défi pour cet homme qui n’a jamais su l’aimer pour elle-même et qui n’a jamais fait l’effort de la comprendre.

 

La comédienne moderne: Véritable moment de l’histoire du cinéma américain, à l’instar de Marlon Brando ou de James Dean avec qui elle joua dans Giant, Taylor révolutionna, bien avant Diane Keaton et Mia Farrow, le jeu compassé et l’underplaying américain en choisissant elle-même ses rôles modernes, complexes, ambigus et très cérébraux dans le répertoire du théâtre d’avant garde américain, jouant pour les plus grands auteurs (Tennessee Williams d’abord) de son temps  et en affichant une propension géniale à l’improvisation comme à la rupture spectaculaire de jeu (La chatte sur un toit brulant, Soudain l’été dernier, Boom).

 

La folie: Peu d’actrices ont composé des rôles de femmes autant meurtries par la normativité d’une société misogyne (Cérémonie secrète). Toujours au bord de la folie, de l’épuisement, détruite par un monde qui ne supporte pas son arrogance et sa liberté, la comédienne aux yeux améthyste excella souvent aux cotés de son mari Richard Burton (Qui a peur de Virginia Woolf ?) dans les rôles de femmes dont l’intelligence s’est peu à peu transformée en folie furieuse et toujours fascinante à l’écran.

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