Tous les vendredis de juillet et août dès 20.45, 16 films (8 films en juillet, 8 films en août)

 

De Haute pègre à Soyez sympa, rembobinez, de Cary Grant à Jim Carrey, des comédies du mythique studio RKO aux films de Wes Anderson et Michel Gondry, cet été, TCM Cinéma s’amuse pendant les vacances et décline la comédie américaine.

 

La comédie pop : les chefs de la comédie modernes s’appellent aujourd’hui Wes Anderson et et Michel Gondry. Ce sont les dignes héritiers de Blake Edwards, dont chaque plan ressemble chez l’un comme chez l’autre à des petits tableaux arty, des cartes postales comme dans Moonrise Kingdom ou des pastiches de films cultes dans Soyez sympa, rembobinez avec Jack Black.

 

La comédie tragique : Amateur de cartoon et de comédies sophistiquées ou loufoques, Woody Allen se lance pourtant dès la fin des années 70 dans une entreprise audacieuse : faire exploser les barrières entre comédie et tragédie. Dans Crimes et délits, relecture de Crime et Châtiment de Dostoïevski qui annonce déjà Match Point, Allen invente le film où l’on finit par pleurer de la bêtise comique et absurde de ses personnages. Une leçon dont se souviendront les réalisateurs dI Love you Philip Morris où Jim Carrey, en roue libre, réussit à nous fait rire en abordant de front la question du Sida.

 

La comédie sophistiquée : dans les années 30, au passage du parlant, il s’agit désormais de faire rire avec les mots et non plus seulement avec les images. Pari réussi pour un des maîtres de la comédie du muet, Ernst Lubitsch, qui avec Haute pègre invente la comédie sophistiquée dont la formule est simple : théâtre de boulevard dans de beaux hôtels entre gens de la haute. Lubitsch devient le maître du genre, notamment avec To be or no to be, film réalisé en 1942, qui ridiculise les nazis plus occupés à draguer les filles qu’à faire la guerre.

 

La comédie loufoque : Avec New York Miami, aventure d’amour folle dans un train, c’est la naissance de la screwball comedy ou comédie loufoque. Il s’agit de donner aux films la folie du cinéma burlesque en accélérant le débit des acteurs jusqu’à l’absurde. Une méthode que Capra poussera encore plus loin dans Arsenic et vieilles dentelles avec la star la plus absolue du genre : Cary Grant. Tandis qu’avec Madame porte la culotte, George Cukor met en scène les disputes de couple les plus violentes mais surtout drôles, grâce à Spencer Tracy et l’incroyable Katharine Hepburn, la femme qui parle plus vite que son ombre.

 

La comédie RKO : Tout au long de l’été, TCM Cinéma fait découvrir une myriade de films réalisés par le plus fameux et ancien studio indépendant américain. La formule magique RKO : des cinéastes de génie, des stars et une grande liberté comme en témoignent, par exemple Une fille dans chaque port de Howard Hawks, Lune de miel mouvementée de Leo McCarey avec Cary Grant ou encore Panique à l’hôtel avec les maitres de l’absurde : les Marx Brothers.

 

La comédie dévastatrice : A partir des années 60, il s’agit encore de faire évoluer le genre. C’est Billy Wilder, le premier, qui s’y colle en inventant un comique plus agressif, acerbe, critique notamment à l’encontre de la société américaine. Dans La Grande Combine, tout le monde en prend pour son grade : les sportifs, les assureurs, les médecins, les femmes, la famille, les enfants. À partir d’une simple histoire d’arnaque à l’assurance, et au talent du grand Jack Lemmon, le réalisateur de Certains l’aiment chaud fustige la bêtise du monde moderne.

 

La comédie cartoon : Immense star du studio Paramount en tant que comédien et partenaire de Dean Martin, Jerry Lewis se lance dans la mise en scène au début des années 60. Son idée est simple : faire un cinéma aux allures de cartoon. The Nutty Professor est une relecture potache de Docteur Jeckyll et Mr Hide, pleine de couleurs tapageuses et de séquences horrifiques. Avec Lewis, le héros comique est devenu un timbré grimaçant, un personnage débile dont se souviendra toujours Jim Carrey. Tandis que dans les années 70, le critique Peter Bogdanovitch emprunte le titre de sa comédie déjantée, au rythme délirant, effréné, What’s up doc à Bugs Bunny.

 

La comédie du Nouvel Hollywood : Cette tentation du film aux allures de dessins animés est l’ambition aussi de Blake Edwards, dont le comique ultra visuel rappelle à la fois la BD et des tableaux pop d’Andy Wahrol. Il fait la connaissance de Peter Sellers avec qui il réalisera une série de films cultes, à commencer par La Panthère rose où Sellers joue un flic français aussi stupide que veule et lancé aux trousses d’un voleur de diamants bien plus malin que lui, comme dans un épisode de Tom et Jerry. Avec The Party, au diapason des mouvements hippies et contestataires, Edwards et Sellers réussissent une œuvre aussi critique que drôle à l’encontre de Hollywood et du vieux monde. Ce comique coloré, Edwards l’exercera tout au long de sa carrière. Dans les années 80, il invente un des gags les plus célèbres du genre : la bataille de préservatifs fluorescents dans L’amour est une grande aventure.

 

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