5 BONNES RAISONS DE VOIR... NEW YORK 1997

Publié le 05/11/2010

- Pour Snake Plissken : des personnages comme Snake Plissken, il y en a peu dans l’histoire du cinéma. Version contemporaine de l’Homme sans nom campé par Clint Eastwood, cynique, individualiste et violent, tatouage et bandeau de pirate, dès son apparition à l’écran, il impose sa propre mythologie, à l’écran – tous les personnages qu’il croise ont entendu parler de lui, tous le croient mort – et chez les spectateurs – Snake deviendra une icône pour tous les amoureux de cinéma de genre.

 

- Parce que c’est un western : on vient de le voir, Snake Plissken est un pistolero des temps modernes, et même s’il ne se passe pas dans le Grand Ouest, New York 1997 est bel et bien un western. Disciple de Howard Hawks, amoureux du genre, John Carpenter a toujours voulu faire des westerns. Il en a écrit deux, mais jamais réalisé. Ou plutôt si, mais déguisés: Assaut, remake de Rio Bravo en milieu urbain, Les aventures de Jack Burton dans les griffes du mandarin, manière de Prisonnière du désert à la sauce HK. Et donc New York 1997, où la présence de Lee Van Cleef au générique n’est sans doute pas un hasard.

 

- Pour son casting : on vient d’évoquer Lee Van Cleef et ses moustaches de shérif fielleux et retord, mais New York 1997 regorge de gueules de cinéma, de Ernest Borgnine, le taxi rigolard amateur de jazz à Donald Pleasance, président des États-Unis à l’impeccable accent britannique, et surtout le Duke, campé par un Isaac Hayes impérial, tellement satisfait de sa prestation qu’il fera des pieds et des mains pour tenter de revenir dans Los Angeles 2013.

 

- Pour ses effets spéciaux : seul un rapide plan sur Liberty Island a effectivement été tourné à New York, le reste n’est qu’illusion. Y compris la scène où un hélicoptère se pose dans Central Park: le terrain est en réalité à San Fernando en Californie, et les immeubles de Manhattan à l’arrière-plan ne sont qu’une peinture sur verre… réalisée par un jeune technicien nommé James Cameron! C’est donc aussi l’occasion de découvrir les premiers faits d’arme du futur réalisateur de Terminator.

 

- C’est un Carpenter, faut-il vraiment d’autres raisons ?

 

 

Franck Suzanne

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