5 BONNES RAISONS DE VOIR... MAD MAX 2 - LE DÉFI

Publié le 26/05/2011

- Pour prouver qu’une suite n’est pas forcément une photocopie de l’original : si ce deuxième épisode est censé se dérouler peu de temps après Mad Max premier du nom, son univers est bien différent; dès le prologue, George Miller introduit un conflit mondial issu d’un choc pétrolier aboutissant à la chute des gouvernements et un retour global à la barbarie. Oubliés les bâtiments en décrépitude et les forêts du premier opus, Mad Max 2 se déroule exclusivement dans la poussière rouge du désert australien; un second film moins traumatisant, plus distrayant, en tout cas très différent. Pour tout dire, il n’est même pas utile de connaitre le premier pour voir le second.

 

- Pour Bruce Spence : Bruce Spence, c’est ce qu’on appelle une tronche, un visage qu’on n’oublie pas. Le plus observateurs l’avaient déjà repéré, par exemple dans Les voitures qui ont mangé Paris de Peter Weir, mais c’est dans Mad Max 2 qu’il va vraiment marquer les spectateurs dans le rôle du pilote du gyroptère, fou furieux échappé d’un Tex Avery. Le genre de personnage qui marque durablement les amoureux du cinéma de genre. Il n’est donc guère étonnant que des réalisateurs qui ont découvert Mad Max 2 dans leur jeunesse lui offrent aujourd’hui des rôles, de Peter Jackson (La Bouche de Sauron dans Le Retour du Roi) aux Frères Wachowski (l’homme du train dans Matrix Révolution).

 

- Parce qu’il contient l’une des meilleures poursuites jamais filmées : et pourtant, Mad Max 2 n’est pas avare en scènes d’action, et vous serez bien souvent cloués à vos fauteuils. Mais rien n’arrive à la cheville du morceau de bravoure du film: le camion citerne tentant d’échapper à la horde barbare. 15 mn d’adrénaline, du cinéma pied au plancher.

 

- Pour le seigneur Humungus : avec son physique de bodybuilder, son masque de gladiateur et sa voix de Dark Vador fumeur, Humungus est de ces méchants charismatiques que l’on n’oublie pas. Mais il y a aussi les autres membres de sa horde, nouveaux barbares aux oripeaux faits de bric et de broc, chevauchant des véhicules customisés avec les – faibles – moyens du bord, dont Wez, plus bête qu’homme, accompagné de son mignon tenu en laisse. Avec une poignée d’autres films, de Brazil à Blade Runner en passant par Rusty James, Mad Max 2 est de ces films qui détermineront l’esthétique des années 80.

 

- Parce qu’en dépit des apparences, c’est un western : un vrai, avec son village assiégé, ses desperados sanguinaires, ses folles cavalcades, et surtout son héros solitaire, cynique et désespéré, mais qui ne pourra longtemps rester sourd à l’appel des opprimés. Un personnage inscrit dès le prologue dans un cadre mythologique. Celui des grands espaces. Les motos ont remplacé les chevaux, mais l’esprit reste le même.

 

 

Franck Suzanne

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