Articles contenant Le mois des Oscars
Fou comme un polonais
En 1982, après avoir reçu l’Oscar du meilleur court métrage d’animation pour son film Tango, Zbigniew Rybczynski s’éclipse quelques instants pour aller griller une cigarette. Lorsqu’il veut retourner à la cérémonie, un videur l’empêche de rentrer, refusant de croire qu’il fait partie des lauréats. Fou furieux, le cinéaste polonais en vient aux mains ce qui lui vaut d’être embarqué par la police et de terminer la soirée en prison tandis que ses pairs festoient. L’histoire ne dit pas si le videur, réalisant son erreur, est venu lui apporter des oranges.
Conflit sur scène
Connue pour son engagement politique, l’actrice Vanessa Redgrave ne laisse pas passer l’occasion d’exprimer ses opinions lorsqu’elle reçoit en 1978 l’Oscar du meilleur second rôle féminin pour sa performance dans Julia de Fred Zinneman. En place des remerciements convenus, elle se lance dans un discours enflammé en faveur de la cause palestinienne. Peu après, le scénariste juif Paddy Chayefsky lui succède sur scène pour remettre l’Oscar du meilleur scénario. Hors de lui, il délaisse la liste des nommés pour faire valoir avec passion le point de vue d’Israël tandis que des militants pro-sionistes manifestent dehors en brûlant l’effigie de l’actrice.
Nu comme Oscar
En 1974, Oscar n’est pas le seul à exhiber fièrement son anatomie. Alors que David Niven appelle Elizabeth Taylor à le rejoindre sur scène, un individu surgit des coulisses et traverse la scène dans le plus simple appareil en faisant le signe de la paix. Il s’agit de Robert Opel, un streaker qui s’est déjà distingué en d’autres occasions. S’il prétend avoir réussi à accéder aux coulisses de la cérémonie en se faisant passer pour un journaliste, une enquête révélera plus tard que, soucieux de pimenter la soirée, le producteur de la retransmission télévisée lui avait donné sa bénédiction !
TO WIN OR NOT TO WIN ?
Malgré tout le respect dû à l’auguste Académie, il arrive qu’elle se prenne les pieds dans le tapis rouge et se couvre de ridicule en récompensant des films dispensables au détriment de chefs-d’œuvre. L’un des plus beaux exemples se situe en 1998 lorsque qu’Il faut sauver le soldat Ryan de Steven Spielberg et La Ligne rouge de Terence Malick, deux des meilleurs films jamais tournés sur la Seconde Guerre Mondiale, s’affrontent dans un duel de titans. À la surprise générale, c’est Shakespeare In Love de Joseph Madden que récompense l’Académie
OSCARS MÉCANIQUES
En 1972, le scandale provoqué l’année précédente par la sortie d’Orange Mécanique se prolonge avec les Oscars. Après l’avoir nommé pour l’Oscar du meilleur film, du meilleur réalisateur, du meilleur montage et de la meilleure adaptation, l’Académie peine à trouver des acteurs ou autres personnalités de l’industrie du cinéma qui acceptent de monter sur scène pour présenter la liste des sélectionnés et annoncer le vainqueur. Certains parce qu’ils réprouvent la violence du film de Stanley Kubrick, d’autres parce qu’ils craignent simplement de déclencher une explosion de colère dans la salle s’il remporte une récompense. Ceux qui se dévoueront finalement
Les deux Frank
C’est à l’acteur Will Rogers que l’on doit la première gaffe des Oscars. En 1934, après avoir ouvert l’enveloppe qui contient le nom du meilleur réalisateur, il s’exclame : « Viens et prends-le, Frank ! ». Fou de joie, Frank Capra se précipite vers la scène pour recevoir sa statuette. Problème : l’heureux élu est un autre Frank, en l’occurrence Frank Lloyd, récompensé pour Cavalcade. Humilié, Capra jure solennellement qu’il n’assistera plus jamais à la cérémonie, mais l’année suivante, lorsqu’il est nommé à nouveau, il ne peut résister à l’envie
28 jours, 28 films d'exceptions
Cette année, TCM crée une nouvelle fois l’événement en bouleversant complètement sa grille et programme une prodigieuse sélection de grands films récompensés ou nommés aux Oscars. Soit 28 soirées et 28 films - dont 14 films inédits sur TCM - pour un total de 47 Oscars.





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