Articles contenant Couacs d’Oscars
SPIELBERG L’INTRAITABLE
Si Elia Kazan a commis une brochette de chefs-d’œuvre, il a aussi commis l’erreur de dénoncer quelques collègues à l’époque du maccarthysme. Voilà pourquoi, en 1998, la polémique enfle lorsque l’Académie rend publique son intention de lui remettre un Oscar d’honneur. Craignant de se faire huer, le cinéaste n’accepte finalement de monter sur scène qu’entouré de la présence bienveillante de Martin Scorsese et Robert de Niro. Magnanime, l’assistance lui réserve une standing ovation, à l’exception d’une poignée d’irréductibles, dont Steven Spielberg, Tom Hanks, Nick Nolte et Ed Harris qui restent assis pour manifester leur désapprobation.
LA VENGEANCE DE GRETA
En 1938, si l’interprétation de Greta Garbo dans Le Roman de Marguerite Gautier est considérée comme la meilleure de tous les temps, elle ne remporte pas l’Oscar pour autant. Déjà nommée pour Anna Christie et Romance en 1930, l’actrice était également repartie bredouille, tout comme en 1940 avec Ninotchka. Explication : en représailles de l’indiscipline dont elle fait preuve dans les studios, la MGM qui l’emploie a fait passer la consigne de ne jamais la récompenser. Une mesquinerie que l’Académie tente de rattraper en 1955 en lui décernant un Oscar d’honneur qu’elle se fait un plaisir de décliner en boycottant non seulement la cérémonie mais en refusant d’ouvrir la porte quand on vient lui livrer la statuette !
Serial Loser (2)
2007 a bien failli être l’année des serial loser puisque Martin Scorsese concourait avec Les Infiltrés. Déjà nommé six fois, le cinéaste était toujours reparti bredouille, ce qui pouvait laisser penser qu’une nouvelle désillusion l’attendait. Heureusement, même si ce film, n’est sans doute pas l’un de ses meilleurs, l’Académie s’est enfin réveillée en lui décernant une statuette. Mais pour Alfred Hitchcock, Orson Welles, Stanley Kubrick ou Robert Altman, jamais récompensés de toute leur carrière, il est trop tard pour se rattraper !
SERIAL LOSER (1)
Quand ça veut pas, ça veut pas, c’est ce qu’a dû se dire l’excellent Peter O’Toole en 2007 quand sa 8e nominations aux Oscars s’est soldée par un échec, tout comme les sept précédentes. Jamais récompensé par l’Académie, l’acteur y a gagné au moins un titre, celui du plus grand loser des Oscars, juste devant Richard Burton, autre sujet britannique. À signaler quand même que le recordman toutes catégories est l’ingénieur du son Kevin O’Connell, 19 fois nommé sans jamais gagner !
MERYL LA BIEN NOMMÉE
Katharine Hepburn a longtemps détenu le record de nomination aux Oscars avec 12 sélections. En 2003, Meryl Streep s’en empare lorsque sa prestation dans Adaptation lui vaut d’être nommée pour la 13e fois. Vexée, Katharine Hepburn dénigre l’intéressée en prétendant qu’elle n’a pas de talent. Décédée quelques mois plus tard, elle a dû se retourner dans sa tombe en 2007 quand Meryl Streep a décroché une 14e nomination avec Le Diable s’habille en Prada ! Consolation posthume : avec 4 Oscars au compteur, Katharine Hepburn en a toujours 2 d’avance sur sa rivale.
VOL D’OSCARS
En 1999, alors qu’elles font route vers le lieu de la cérémonie, 55 statuettes d’Oscar sont volées. Les motivations des auteurs du casse s’avèrent d’autant plus mystérieuses que 52 d’entre elles seront retrouvées peu après dans une poubelle. Ravie, l’Académie offre 50 000 $ à l’homme qui les a découvertes, une récompense dont il n’aura pas l’occasion de profiter puisque, par une curieuse ironie du sort, cette somme lui sera dérobée chez lui par des cambrioleurs ! Quid des 3 autres statuettes ? L’une sera retrouvée quelques années plus tard lors d’une perquisition chez un dealer tandis que les deux dernières restent toujours manquantes.
GROSSE URGENCE
En 1993, quand on annonce solennellement que l’Oscar du meilleur scénario est attribué à l’Irlandais Neil Jordan pour le script de son film The Crying Game, personne ne se lève pour venir récupérer la statuette. Pourtant le cinéaste a bien honoré son invitation à la cérémonie, alors où se trouve-t-il ? Tout simplement aux toilettes où il s’est rendu urgemment, saisi d’un besoin pressant, sans doute en raison du stress. Considérant que la soirée est suivie par des centaines de millions de téléspectateurs, c’est sans doute la miction la plus médiatisée de tous les temps !
PATTON CONTRE-ATTAQUE
En 1971, primé pour son interprétation dans Patton, de Franklin J Schaffner, George C. Scott est le premier acteur à refuser un Oscar. Officiellement, il se justifie en expliquant qu’il trouve dégradant pour un artiste d’être mis en compétition avec ses pairs, tels de vulgaires chevaux de course. Mais les mauvaises langues murmurent que, vexé d’avoir vu la statuette lui passer trois fois sous le nez au cours des années précédentes, il a voulu ainsi exprimer sa rancune envers l’Académie.
OSKKKAR
En 1939, pour la première d’Autant en emporte le vent, Hattie McDaniel n’est pas invitée à la projection, sans doute parce que la couleur de sa peau risque de faire tache sur le tapis rouge. Quelques mois plus tard, elle prend sa revanche en devenant la première actrice noire à remporter un Oscar. À sa mort, elle le lègue à la Howard University, essentiellement fréquenté par des étudiants noirs, mais la statuette disparaît lors d’une émeute raciale sur le campus. Lorsque l’Université demande à l’Académie de lui en procurer une réplique, cette requête lui est refusée. Par contre, lorsque Gene Kelly perd sa statuette dans un
L’EFFET TOMEI
En 1992, bien qu’ayant montré sa verdeur en se fendant de quelques pompes, Jack Palance a tout de même été suspecté de sénilité lorsqu’il a annoncé que l’Oscar du meilleur second rôle féminin était attribué à Marisa Tomei pour sa prestation dans Mon Cousin Vinny. Sans rien retirer au talent de l’intéressée, il faut dire qu’elle se mesurait à des actrices plus prestigieuses comme Vanessa Redgrave, Joan Plowright, Miranda Richardson ou Judy Davis. En fait, n’ayant pas réussi à départager ces pointures, le jury s’était défaussé en récompensant l’outsider, solution baptisée depuis « L’effet Tomei » dans le jargon des Oscars.







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