CYCLE LES PÈRES AU FORUM DES IMAGES
DU 10 FEVRIER AU 31 MARS 2010, EN PARTENARIAT AVEC TCM
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Du modèle patriarcal traditionnel aux nouveaux pères, en passant par les représentations maléfiques, ce cycle explore la figure paternelle sous toutes ses formes.
Les pères ont une histoire
Les patriarches autoritaires imposant leur loi à leur famille sont nombreux au cinéma. Ces personnages quasi mythiques, entre tragédie shakespearienne (Ran d’Akira Kurosawa) et récit biblique (À l’est d’Eden d’Elia Kazan), sont faits d’un bloc sans failles. En apparence, leur autorité est incontestable et incontestée. Mais ce modèle patriarcal symbolique, fortement influencé par la doxa freudienne, s’est fissuré depuis longtemps. L’histoire des pères n’est plus faite de légendes mais de récits vulnérables et poignants, comme la figure paternelle qui hante le cinéma de Maurice Pialat, qui semble vouée à l’absence (À nos amours).
Les pères maléfiques
Avatars du père tout-puissant, les pères maléfiques abusent de leur pouvoir. L’esprit du mal fait d’eux des monstres aveuglés par leurs expériences extrêmes, réalisées pour Les Yeux sans visage d’une fille trop aimée chez Georges Franju ou au détriment d’enfants cobayes (L’Esprit de Cain de Brian de Palma). La folie plane sur ces pères séquestreurs (Le Château de la pureté d’Arturo Ripstein), la haine aussi la plus radicale (Rois et reine d’Arnaud Desplechin).
Devenir père
L’arrivée de la paternité est source d’inquiétude face à une responsabilité nouvelle, parfois vécue comme paralysante par les futurs pères. Le lien paternel n’est pas donné d’emblée. Cette angoisse s’exprime de manière ludique chez Nanni Moretti qui, dans Aprile, fait de sa paternité à venir un film qui n’en n’oublie pas d’être politique, ou chez Jacques Demy, qui imagine L’Événement le plus important… : Mastroianni « enceint ». L’Attente des pères de Daniel Cling commence dès la maternité. Larry Cohen filme, lui, l’impensable, un nouveau-né mutant et un père prêt à le supprimer (Le monstre est vivant). Avec leur acuité coutumière face au monde contemporain, les frères Dardenne filment cette incapacité à être père. L’Enfant, récit poignant, ose montrer la vente d’un bébé par son propre père. Toutes les paternités sont désormais possibles.
En savoir plus
http://www.forumdesimages.fr/fdi/Cycles/Les-peres
Rédigé le Mercredi 3 février 2010







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