F.S. Fitzgerald : le biopic était presque parfait



Francis Scott Fitzgerald incarné au cinéma, et sous les traits de Leonardo DiCaprio : que demander de plus ? Un Martin Scorsese derrière la caméra, peut-être…

 

 

Voilà un projet que Martin Scorsese, parti vers d’autres aventures (une adaptation du roman pour enfant “L’invention de Hugo Cabret” - voir l’article Un Italo-américain à Paris) n’assurera pas, et qui siérait pourtant si bien à sa caméra : un biopic de Francis Scott Fitzgerald. Pourquoi ? Parce qu’entre les années 1910-20 fitzgeraldiennes et les années 1870 du Temps de l’innocence (1993), il n’y a finalement pas un si grand écart temporel, ni encore moins thématico-stylistique (la décadence sous le vernis de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie). Parce qu’on se rappelle avec bonheur de ce que le metteur en scène a pu faire de la destinée d’une autre grande figure de la première moitié du XXe siècle, en l’occurrence le cinéaste-producteur-milliardaire Howard Hughes, avec son inspiré The Aviator. Et parce que la rumeur veut que ça soit l’interprète dudit Hughes et muse de Scorsese, Leonardo DiCaprio, qui prêtera ses traits au célèbre auteur de “Gatsby le magnifique”. Ce qui veut tout de même dire qu’à défaut du réalisateur de Raging Bull, Les Heureux et les damnés - reprenant ainsi le titre d’une œuvre du romancier - bénéficierait au moins de sa blonde moitié. En outre, si Fitzgerald est essentiellement connu pour ses écrits littéraires, il fut également scénariste (citons Trois camarades de Frank Borzage). Et connaissant l’attirance du cinéphile Scorsese pour tout ce qui touche à l’Hollywood des temps anciens… Mais n’en jetons plus, et prenons la chose comme elle a été annoncée : un film écrit par une certaine Hanna Weg, réalisé par John Curran (Le Voile des illusions en 2007) et interprété pour sa partie féminine par Keira Knightley. Et en attendant d’en (sa)voir un peu plus, on pourra toujours patienter en (re)visionnant quelques bandes inspirées par l’écrivain, telles que Le dernier nabab, Tendre est la nuit (1962) d’Henry King ou Le Prix du silence (d’après “Gatsby…”).

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Rédigé le Samedi 6 février 2010



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